Vecteur de valeurs éthiques, le sport, plus que tout autre secteur de la vie publique, doit tendre à l’exemplarité. Cinq ans avant les Jeux olympiques de Paris, un rapport dresse un état des lieux des pratiques contraires à l’intégrité du sport.
Corruption, trucages, dopages… ces termes alimentent souvent les chroniques sportives dans les médias. Il existe pourtant des instances pour tenter d’endiguer ces dangers. En la matière, la France est un des pays les plus volontaristes avec l’Agence française pour la lutte contre le dopage (AFLD) et l’Autorité de régulation des jeux en ligne (ARJEL), mais elle n’est pas, pour autant, épargnée. Le rapport remis lundi 17 mai 2019 à Roxana Maracineanu, ministre des Sports, identifie les facteurs qui peuvent altérer l’image d’intégrité du sport : la professionnalisation, la politisation, la commercialisation et la médicalisation qui se sont développées ces dernières années.

La compétition, un terrain propice aux dérives


Avec l’augmentation du nombre d’événements sportifs et de leur audience à travers le monde grâce à la multiplicité des supports de diffusion, les enjeux financiers sont de plus en plus grands. Et, avec eux, les risques de dopage et de manipulation de résultats. À ces risques, s’ajoute celui d‘une infiltration croissante, dans ce secteur, du crime organisé, a fortiori depuis le développement récent des paris sportifs en ligne.

Plutôt que de voir des instances extérieures s’en faire l’écho avec une issue parfois pénale, le rapport insiste sur la nécessité d’améliorer la gouvernance du sport en s’appuyant sur ses propres institutions. Alors que dans les entreprises, des processus d’alerte sont devenus obligatoires depuis la loi Sapin 2, le rapport met en évidence le manque de moyens d’investigation et de détection des instances existantes. L’initiative de révélations est ainsi laissée à d’autres lanceurs d’alerte avec pour conséquence une crédibilité des instances sportives en déclin.

Les préconisations


Le rapport conclut sur la nécessité pour les organisations sportives de s’emparer au plus vite de ces sujets. Il s’agit de renforcer les moyens de gouvernance interne en développant les dispositifs d’anticorruption et d’autoévaluation. C’est à ce prix que les institutions sportives pourront regagner du crédit auprès du public et s’affirmer comme de véritables régulateurs de l’intégrité du sport.

Documentation Française - Rapport complet - 2019-05-28 
>> Loi du 9 décembre 2016 relative à la transparence, à la lutte contre la corruption et à la modernisation de la vie économique

Par Vie Publique

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